La voie de la justice

Ce film autobiographique, c’est l’histoire de Bryan Stevenson un grand avocat dont le destin est de venir en aide aux plus démunis face à un système judiciaire toujours aussi oppressif et répressif envers les minorités raciales.

Dans les années 1990, dans une Amérique encore sujette à une forte discrimination raciale, un jeune afro américain fraichement diplômé en droit de la prestigieuse université de Harvard décide d’exercer en Alabama.

Afin de situer l’endroit et le contexte de l’histoire :

L’Alabama c’est LA terre natale, de Madame Harper Lee, Ne tirez pas sur l’Oiseau Moqueur, prix Pulitzer 1961 et décorée de la Médaille présidentielle de la Liberté en 2007 par Barack Obama. A travers son ouvrage monumental elle dénonce ce racisme ambiant qu’elle n’a jamais supporté dans l’État où elle vit le jour en 1926. Son œuvre est toujours  étudiée à travers les États Unis.

Malgré la réticence de ses proches, il est déterminé à faire entendre la voix des sans voix : les condamnés du couloir de la mort. C’est dans cette ambiance raciste que s’inscrit ce film poignant. Bryan Stevenson, interprété par Mickael B Jordan à l’écran, se bat chaque jour avec l’aide précieuse d’une jeune femme blanche militante locale (Eva Ansley) qui est loin d’avoir sa langue dans sa poche. En Alabama, où les valeurs morales racistes sont ancrées, de nombreux hommes noirs sont envoyés chaque année dans le couloir de la mort. Notre héros, décide de venir en aide à ces hommes qui sont avant tout à ses yeux des humains et devient ainsi leur ultime espoir de liberté.

Bryan Stevenson, se plonge corps et âme dans le dossier de Walter McMilian, interprété par l’immense Jamie Foxx. Il est accusé d’avoir tué une jeune femme blanche dans des conditions particulièrement atroces, fait rare dans cette petite bourgade paisible des États-Unis. Malgré les preuves irréfutables de son innocence, l’accusé se sent déjà condamné mais c’est sans compter la détermination de son avocat afin de le faire innocenter. De nombreux éléments viendront perturber cette voie de la justice.

Un film à voir !

Djeinaba

Crédits > Justice by Aldric Rodríguez from the Noun Project