Seuls les vivants ont raison

QUATUOR DEBUSSY
Seuls les vivants ont raison

La pénombre s’installe dans la pièce et laisse immerger sur l’humble scène de l’espace Albert Camus un quatuor d’instruments à cordes accompagné d’un slammeur nus pieds, micro au poings. Entre le violon et la contrebasse s’entremêle, se mélange, s’effrite quelques longs slams au ton moralisateur, culpabilisant et parfois, à la longue, légèrement barbant. La proposition musicale du quatuor est intéressante et très plaisante ! Nous voilà servis pour le déjeuner Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix spécialité de Joseph HAYDN. Pour accompagner le tout, Les Sept Premières Paroles de l’Homme, texte rédigé et clamé par Mehdi Krüger.
L’assemblage est intéressant, pour autant le goût ne reste pas en bouche. Le flot des paroles autour de la condition de l’Homme moderne, de sa pluralité uniforme, de son addiction aux smartphones, quoique intéressante et très poétique, en devient légèrement indigeste. Mais la touche musicale est appréciable et l’on passe tout de même un moment agréable avant de reprendre le cours de sa journée. 

Alyssia

Crédits > Smartphone by Alfonso Melolonta Urbán from the Noun Project