Musée des “Confluences” 20 octobre 2019 “Henrietta Lacks”

Ali.R., Marie-Christine.D., Samira.C., Vincent.D., ont vu ce spectacle traduit en anglais et français, voici leurs impressions /

Ali / j’ai bien aimé la danse, la musique, j’ai tout compris.

Vincent / j’ai beaucoup aimé en levant le pouce. La pièce montre les dangers du clonage et de disposer du corps d’autrui. En fait, l’angoisse de l’Homme est d’être détruit par lui-même.

Samira / j’ai bien aimé, tout compris malgré la langue polonaise.

Marie-Christine / “Henrietta Lacks” est un pièce théâtrale certes brute mais chantée, dansée (avec mimes, ventriloquie, humour) de manière remarquable par une troupe polonaise ; à partir d’une histoire réelle celle d’Henrietta, suite à une hospitalisation pour un cancer, les chercheurs lui prélèvent des cellulles souches sans son consentement qui va provoquer des conséquences très graves comme la stérilisation et la folie.
J’y ai vu une allégorie sur la maîtrise de la Vie et de la Mort.
La science va de plus en plus vite que les enjeux et les usages qui dépassent l’Homme et génèrent des dérives conséquentes tel un vol de cellules souches, du sang contaminé sans consentement de la personne ni du ministère de la Santé. L’Homme n’est pas un Dieu, il doit réfléchir avant d’agir. Notre santé concerne des limites.
Les questions fondamentales, pour mon sens sont / Quand débute la Vie ? De décider ou non : ne “pas faire” même si on sait faire” (voire l’euthanasie).          
A quoi sert la science si nous n’avons pas les moyens de nos ambitions ?
Heureusement en France, il existe (par rapport à d’autres pays) un comité d’éthique qui permet un peu de contrôler ces dérives.
Après la représentation, un débat a suivi avec Mr Régis Aubry, membre du Comité Consultatif National d’Ethnique et coordinarteur. Ce conseil est constitué de différents corps de métiers : juristes, philosophes, scientifiques, des hommes aussi au savoir profane mis au service des plus vulnérables pour éviter les souffrances tardives.
Ce conseil confirme que l’on ne peut disposer les cellules-mères de l’Être humain sans son accord pour éviter par exemple que ces atomes vivent aux quatre coins du monde !!!
Il confirme que la loi est promulguée : la souffrance animale ne doit plus exister.
Ce comité d’éthique maintient le questionnement avec beaucoup d’humilité mais ne fait pas la loi, il n’est pas contre la recherche.
Suite aux questions : La science étant capable du pire, heureusement que nous sommes immortels, en super-population nous sommes capables de nous entre-tuer !!!
Au regard de la société américaine des années 50, le chercheur a eu un comportement raciste pour son choix de prélèvement. Il est difficile de faire confiance aux chercheurs qui dans certains pays restent la symbolique du Mal.
Restée sans réponse pour moi (ayant travaillée dans un laboratoire), ces dérives peuvent-elles encore exister en France ?

Soirée réussie, réflexive et distractive.
Cordialement.
Yasmine 

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