“L’Ennemi intérieur” aux “Clochards Célestes” 17/10/2019 Deuxième partie

Un bord de scène a suivi pour débattre avec une classe d’élèves, fortement émue ainsi que des adultes subjugués et donc plus que  nécessaire !!!

Nous avons parlé des codes sur scène pour expliquer, sans rajout inutile, de certaines métaphores comme :
L’Ampoule / Symboles du combat, de la dualité entre la Lumière et l’Obscurité, du territoire du Monde, la lueur d’espoir de la jeune fille.
Le Voile / Son ambiguïté, le voile dans la pièce n’est pas le signe de la radicalisation mais de stratégies : 1) pour sauver la dite jeune fille et cacher que les garçons se sont trompés de “fiancée”. 2) par pudeur pour ne pas montrer ses blessures pour les libérer par la suite.
Le Langage / avec ses propres codes d’Ados, un vocabulaire réduit ou militaire pour démontrer la dérive du manipulateur, en raison que lors des attentats, on parlait de guerre.

La pièce a été fondée par un travail d’équipe depuis 2 ans, en alternance avec d’autres projets en  raison de difficultés financières. Le jeu des comédiens est très physique, certains prenaient de l’arnica (!!!), l’énergie était portée comme une farce.
Ce qu’il m’a semblé très intéressant et peu montré dans ce genre de pièce, c’est que l’accompagnant psychologique peut employer des méthodes terroristes (donner des ordres avec violence dans les propos  ou dans le soutien physique). Si on parlait d’amour plutôt que de haine aux enfants pour les protéger et les empêcher de penser en faveur d’action directe sans aucune réflexion préventive. 

J’ai tardé à faire ce compte-rendu tellement j’étais émue par ces auteurs, qui malgré une ambiance où il est bon ton maintenant de diffuser un discours discriminatoire, ont le courage de nous emmener plus profondément sur ce sujet si sensible et en quelque sorte de faire “leur part de colibri”. 

Cordialement
Yasmine