Entre quête paternelle et conquête spatiale, malgré de sublimes images, Ad Astra reste assez platonique, avec peu de rebondissements, et un Brad Pitt beaucoup trop omniprésent à l’écran de par des plans trop lassants. Avec certes une performance de qualité, son personnage reste un astronaute somme toute banal, auquel on ne s’attache que peu et dont les faits et gestes ne sont pas assez spectaculaires pour satisfaire et impressionner le spectateur, qui se retrouvera plus comblé par les effets spéciaux et les couleurs du films que par l’histoire en elle-même.
Une histoire basée sur un fils astronaute donc, embarqué dans une conquête spatiale qui l’oblige à sauver le monde entre passion, réflexion et désir de retrouvaille avec son père, lui aussi astronaute parti sans jamais revenir et dont l’abandon est devenu source de motivation pour son fils.
Les dialogues se font rares, entraînant des monologues qui certes se penchent sur des questions de philosophie, comme le rapport de l’humain à sa propre solitude, mais dont la longueur étouffe les quelques rares moments d’actions.

Axel

Crédits > Astronaut by kadi franson from the Noun Project