Festival “brut de Fabrique ” le 22 mai 2019 à Villeurbanne : regards de Marie-Christine

Vishnu P. et Marie-Christine D. ont vu ce spectacle en deux parties avec un entracte dansé, voici leurs impressions /

Marie-Christine /la première partie : Rien que le titre est prometteur et porte à une comédie sur les soucis du quotidien en l’occurrence les achats de cadeaux révélateurs de l’affection que l’on porte à nos proches  (“Tout ce que vous avez voulu savoir sur la porcelaine”). Ce projet est d’autant plus touchant que la compagnie est composée de personnes en difficultés diverses. Hésitation devant l’achat pour une belle-mère, pour un cadeau d’anniversaire, les difficultés de la propriétaire à tenir son magasin, sa paranoïa,  toutes ces mini-scènes étaient drolatiques surtout celle du chien entrant dans le magasin, jouées avec ferveur et portant à une réflexion plus profonde. Messages réussis surtout que pour quelques uns c’était la première fois qu’ils faisaient du théâtre et là c’est le courage de se “lancer”. Bravo

Marie-Christine / Entracte ; Une jeune compagnie “CURLUX ELITE” composée de deux jeunes danseuses déjà très professionnelles, traitant du rapport du Masculin / féminin. Très souples élégamment vêtues de noir, nattées, chaussées de tennis… Elles avaient plusieurs cordes à leurs arcs (mimes et pantomimes), leur pièce était bien construite, mélangeant le moderne et le hip hop, alliée d’une musique très adéquate, articulée parfois de silences impressionnants. Un univers très prenant émotionnellement par leurs délicatesses. 

Marie-Christine / la deuxième partie : “Tous les enfants s’appellent gavroche” cf Victor Hugo. Mr Gilles Fisseau, est un conteur  au jeu minimaliste accompagné en résonance puissante d’une ambiance musicale riche en créations originales tant par les paroles que par les rythmes. C’est une performance exceptionnelle d’allier et d’articuler toutes ces vies d’autant plus que je ne connaissais pas certaines. A travers cette pièce, j’ai mieux perçu l’histoire des “petites gens”, leurs souffrances et joies dans une société très misérable, inégalitaire avec la guerre sous jacente (1848,1870). Il m’a redonné le goût de redécouvrir Victor Hugo.

Cordialement.
Marie-Christine