Musée des Confluences le 17 avril 2019 “Yokainoshima”, “les masques africains”, les “kalashs”

Jibril.A. et Marie-Christine.D. ont vu l’ exposition” Yokainoshima“, voici leurs impressions.

Jibril / Vraiment cela m’a permis d’être en contact avec d’autres cultures et un autre continent. C’est beaucoup dans ma tête et j’ai vu quelques statues japonaises et chinoises qui permettaient de favoriser les récoltes, qui permettaient aussi de soigner des personnes malades avec des rituels et j’ai vu aussi des statues qui étaient faites pour les initiations éducatives des enfants pas sages. L’exposition, la couleur des costumes et masques m’a beaucoup impressionné et cela ressemblait à des masques de chez nous (Guinée),  j’ai vu une statue qui parlait des âmes, une personne morte : elle reste toujours auprès des personnes vivantes. On dit les morts n’étaient pas morts, leur âme est sur la montagne. Je n’ai pas regardé la vidéo pour me reposer ma tête.

Marie-Christine / Dans cette exposition, j”ai été impressionnée par l’étendue et la diversité  qui offraient un large panorama de la culture japonaise. ( Masques, statues, mobiliers, jeux, mangas, costumes d’hier et d’aujourd’hui….)
J’ai vu comment dans leurs quotidiens, urbains ou ruraux, les japonnais  utilisaient encore de nos jours, pour invoquer les Dieux, des rituels initiatiques, des déambulations, toujours masqués (en théâtres et chants) pour améliorer les récoltes, obtenir le bonheur et la réincarnation… J’ai été étonnée de trouver des masques et une statue  de couleur noire, des danses  en tongs dans la neige.. Avec de nombreuses vidéos explicatives notamment celle très intéressante de la différence d’écriture entre le japonais et le chinois pour exprimer les forces surnaturelles, j’ai passé dans une luxuriance de couleurs un instructif moment.

Jibril.A. et Marie-Christine.D. ont vu l’ exposition”Masques Africains“, voici leurs impressions.

Jibril / J’étais sidéré par les masques africains en général et en particulier ceux du Cameroun pour les cérémonies funéraires et ceux du Nigéria pour les rituels et la statue des Habitants du golfe de Guinée portant des chapeaux utilisés pendant la colonisation. Je n’ai pas vu de masques de mon pays la Guinée.
Le musée est plus attractif quant on est deux.

Marie-Christine / La salle est plus petite que celle du Japon mais toute aussi fournie avec un éclairage judicieux ce qui nous amène très rapidement à une une réflexion de notre propre sens de la vie. Les masques en taille et matériau diverses impressionnent par leurs densités émotionnelles et savoir-faire  Naturellement ceux qui évoquent l’esclavage sont perturbants.

Marie-Christine.D .a vu l’ exposition”Les kalashs“, voici son impression.

Jibril n’a pas vu cette exposition trop fatigué par les précédentes.

Marie-Christine / Ce peuple de montagnard entre les montagnes d’Himalaya est très impressionnant dans sa culture et a beaucoup attisé ma curiosité tant par le rôle social de la femme que par leurs modes de vie ancestraux. Il y a de nombreux rites et chants, pour favoriser et fêter les récoltes / pour honorer leurs morts, qui continuent à maintenir malgré une forte oppression des pays voisins. Les femmes, qui à nos yeux occidentaux, sembleraient dominées par les hommes ont en fait un rôle complexe de cohésion sociale, par exemple, elles ont droit durant certaines fêtes de dire des grossièretés pour chasser les esprits mesquins masculins. Elles m’ont subjuguée par la magnificence de leurs parures et vêtements. Les hommes ont une agilité à monter très haut dans les arbres pour recueillir le miel (!!), un savoir-faire architectural (pour bâtir leurs enclos et maisons) impressionnant et très étonnant aussi leurs constructions de statuettes en bois déposées à même le sol pour une stèle funéraire.

Heureusement que nous étions deux à visiter le musée pour partager nos ressentis sinon par la densité des propositions j’aurais attrapé “le syndrome de Stendhal” cad le malaise vagal !!!
Cordialement
Yasmine