Eugénie Rebetez – Espace Albert Camus

Le lundi 4mars 2019 je suis allé à un spectacle hors les murs de la Maison de La Danse à l’espace Albert Camus.

C’est un one woman show d’Eugénie Rebetez qui le qualifiait elle-même “à la frontière entre la danse, le théâtre, le mime et le chant” et qui “place son corps au centre de sa démarche artistique”. Des parties du spectacle étaient sans musique et d’autres sont avec un univers sonore varié (hard rock, chants aigus, une composition au piano).

Elle interprète plusieurs personnages hommes et femmes.
Le décor varie peu, il s’agit d’une pièce ouverte, l’intérieur est visible par les spectateurs. Cette pièce est au début nu/vide, puis par la suite, elle est agrémentée d’accessoires, de meubles plus ou moins volumineux, le piano arrive sur la fin du spectacle.
L’histoire est un peu décousue. Elle joue une femme de ménage qui rêve d’une vie meilleure, elle est tellement absorbée par sa vie irréelle qu’elle en oublie le monde réel. Ainsi elle n’a que peu d’amis et vit dans la solitude, elle devient un peu folle et se parle à elle-même par moment.

Le message du spectacle tel que je l’ai ressenti est qu’elle se moque de son personnage, d’un travail peu glorieux en bas de la hiérarchie, elle montre la déchéance, la descente au enfer de cette femme qui malgré tout essaye de s’en sortir, de mettre un peu de gaieté dans ce monde.
J’ai aimé ce spectacle, il m’a beaucoup touché, cette femme seule sur scène m’a impressionné. Je me suis demandé comment elle allait réussir à accrocher le public par sa seule présence. J’étais un peu inquiet au début et puis ensuite, je me suis détendu et j’ai pris plaisir à la voir s’agiter, se transformer en ces divers personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Je me suis pris au jeu. J’ai souris puis rigoler par moment, pris par l’ambiance déjanté des diverses scènes.

Je me suis senti proche de ce personnage car je suis moi-même d’une nature un peu sauvage et solitaire.