CCN – Ballet de lorraine – Maison de la danse

Le 8 avril 2019, je suis allé à la Maison de la Danse pour voir le spectacle « CCN – Ballet de lorraine ». Le spectacle était composé de trois parties. Le spectacle dans son intégralité était selon moi très surprenant et totalement décadent.


La première partie a commencé cinq minutes avant le lever du rideau et a duré 30 minutes, avec une danseuse et deux danseurs.
J’ai été très impressionné par les tenues des danseurs et danseuses. Ils portaient des collants et un drap blanc accroché à leur tête tombant jusqu’au sol. Pour augmenter l’amplitude de leurs gestes, ils avaient un bâton dans chaque main qu’ils faisaient bouger aléatoirement en avant, en arrière, sur les cotés, pour donner vie au drap. Ce fut un travail épuisant pour eux car ils s’arrêtaient rarement.
Je n’ai pas accroché tout de suite, trouvant que les mouvements étaient décousus, que ça partait dans tous les sens. Je n’ai pas compris le message qui fut transmis sinon celui de l’anarchie.

La deuxième partie était interprétée par 2 danseurs durant 18 minutes.
Je n’ai pas apprécié les tenues des danseurs, ils portaient des justaucorps troués par des lames de rasoirs. Leur couleur beige donnaient l’impression qu’ils ne portaient rien sur eux. Ce fut très long, il n’ y avait qu’une musique en sourdine répétitive, et le bruissement des coussins remplis d’hélium. Ces cousins rendaient le spectacle un peu plus attrayant mais malgré tout j’ai eu
beaucoup de mal à rester éveillé durant cette partie. D’ailleurs beaucoup, de spectateurs sont partis durant l’entracte.

La troisième partie fut plus intéressante.
Au départ, les vingt cinq interprètes nous sont apparus en cercle immobile, durant de longues minutes, il ne s’est rien passé, les spectateurs s’interrogeaient, rigolaient, essayaient de s’occuper. Personne n’aime le silence !!! Un spectateur a commencé à applaudir, d’autres on suivi, tout le
monde à rigolé puis plus rien…
Une danseuse a commencer à bouger et j’ai enfin eu l’impression que le spectacle commençait, d’autres spectateurs ont soupiré vraisemblablement pour la même raison.
Par la suite, à mon goût ce fut du gros n’importe quoi. Les danseurs portaient des vêtements larges ou serrés, sans manches ou avec une seule, une chaussette, une cravate accrochée au hanches. Les danseurs enlevaient leurs accessoires puis en mettaient d’autres, ils se déshabillaient et se rhabillaient sur scène. Les femmes étaient torse nu pour la plupart, un homme ne portait pas de slip, ce fut indécent. Complètement moderne ?
Je me croyais dans une boite de nuit car la musique était assourdissante. Sur la fin du spectacle les danseurs sont allés dans les gradins pour courir et danser auprès des spectateurs, des ballons gonflables ont été lancés par ces danseurs dans le public. Je me croyais cette fois dans un cirque.
Je pense que cette partie voulait parler de la libération sexuelle, de la frénésie et du chaos de notre société actuelle. Les jeunes faisant tout et n’importe quoi, se permettant de faire tout ce qu’ils veulent sans gêne ?

Thomas