Musée des Confluences

Le 27/01/2019 je suis allé au Musée des Confluences où 4 expositions étaient présentées : Coléoptères – Insectes extraordinaires ; Yokainoshima – Esprits du Japon ; Fêtes himalayennes – les derniers Kalash ; Hugo Pratt – Lignes d’horizons.

Les coléoptères : De la coccinelle au scarabée atlas en passant par le doryphore et la luciole, les coléoptères, dont on a recensé pas moins de 360 000 espèces décrites, sont présents dans notre quotidien. Ils impressionnent par leurs dimensions et leurs capacités étonnantes. Leur rôle écologique est essentiel et bon nombre d’entre eux, comme la coccinelle, sont utilisés comme “agents de contrôle” en agriculture. Présents sur la totalité du globe et dans tous les principaux types d’habitats, à l’exception des pôles et des mers, ces insectes sont à l’origine de nombreux mythes et croyances à travers le monde.

L’exposition est très richs d’informations et sous différentes formes ce qui en fait l’une des plus intéressantes du moment et très accessible aussi bien aux adultes qu’aux enfants. On peut retrouver un résumé de toute l’exposition ici : https://7alyon.com/musee-des-confluences-coleopteres-insectes-extraordinaires/

Yokainoshima : Au Japon, divinités et êtres surnaturels sont omniprésents. Tout au long de l’année, lors des rites masqués, le port de costumes permet de les invoquer pour demander protection, richesse et bonheur. L’exposition trace un lien entre les photographies contemporaines de Charles Fréger, qui donnent à voir un grand nombre de figures masquées rituelles, et les collections japonaises du musée. Yokainoshima est un titre inventé par l’artiste, qui pourrait être traduit par « l’île aux esprits et aux monstres », et fait référence aux entités surnaturelles vivant tout autour de nous et générant des phénomènes mystérieux.

Beaucoup de divinités, esprits et monstres sont présentés pour de nombreux bienfaits et vœux (richesse, santé, bonheur, fécondité, joie, amour etc) ce qui en fait une exposition très riches d’informations mais la mémorisations en devient difficile d’autant plus qu’aucun livret n’est remis en fin de visite à part peut être à la boutique que je n’ai pas pu visiter.

Fêtes himalayennes : Après “Yokainoshima, esprits du Japon”, c’est au tour des croyances du peuple Kalash d’être dévoilées. La communauté Kalash vit au cœur de l’Himalaya, au nord-ouest du Pakistan. Elle s’organise autour de la culture de céréales et de l’élevage de chèvres, animaux sacrés. Mais leur vie quotidienne dépend avant tout du territoire qu’ils partagent avec les “Fées”. Ils célèbrent ces esprits par la danse, la musique et l’alcool à l’occasion de fêtes qui rythment les saisons. Cette très ancienne culture, construite autour d’influences diverses, est principalement issue de la Grèce antique et de la Macédoine. Ils se disent d’ailleurs eux-mêmes les descendants d’Alexandre Le Grand !

L’exposition met en lumière un peuple animiste qui se bat pour sauvegarder sa culture et ses croyances. La tentation de vivre “à l’occidentale”, les nombreuses conversions à l’Islam (principale religion du Pakistan) accélèrent la disparition progressive de cette communauté de quelque 3000 âmes.

Si vous avez aimé Yokainoshima, nul doute qu’il en sera de même pour ces Fêtes himalayennes.

Hugo Prat : Le marin Corto Maltese est devenu en quelques décennies un véritable mythe littéraire et iconographique, dont tout le monde connaît aujourd’hui l’allure, sinon les aventures. Le musée des Confluences rend aujourd’hui hommage au père de ce héros de bande dessinée, à travers une exposition qui met en résonance l’œuvre du dessinateur italien et les cultures et les civilisations qui l’ont inspiré. L’exposition est en effet l’occasion d’explorer les inspirations de l’artiste. Cinéma hollywoodien, romans d’aventure (de Stevenson à Jack London), BD américaine… Ses influences sont multiples et son imaginaire a été nourri par une curiosité insatiable.

Mais c’est également au cours de ses nombreux voyages en Europe, en Afrique, en Océanie et sur le continent américain que Pratt forge son esthétique. Pétri par l’imagerie des civilisations anciennes, des Peuples du Soleil aux Indiens d’Amérique, Hugo Pratt met en scène à travers son œuvre de nombreux objets appartenant à ces cultures lointaines.

L’exposition, conçue comme un voyage, donne bien sûr à voir de très belles planches et aquarelles d’Hugo Pratt – 130 pour être précis, dont certaines ont été agrandies et reproduites à très grande échelle. Elle se concentre principalement sur ces objets ethnographiques représentés dans l’œuvre de l’artiste. Crânes de cristal, scaphandres, amulettes, masques, parures de bijoux, coiffes amérindiennes…

Une belle exposition qui peut facilement être complétée par de nombreuses ressources sur Internet qui permet de se la remémorer ou plus encore approfondir l’univers d’Hugo Prat.

Thomas